1940-1950

Expansion et notes vertes
 
«Dehors, devant la porte» (c'est le titre donné par Wolfgang Borchert à sa pièce sur le retour des réfugiés), ils étaient des millions à essayer de trouver un gîte dans ce qui restait de l'Allemagne; souvent, il ne pouvaient survivre que grâce aux paquets sanitaires reçus des U.S.A. La monnaie du marché noir s'appelait nylon, cigarettes et café.
 
On avait surnommé ironiquement les coiffures peignées vers le haut «fin d'alerte», c'est-à-dire «tous en haut». Après le foulard sur la tête et l'accoutrement des femmes-déblayeuses de ruines, on accueillit avec enthousiasme le New Look qui apportait des vêtements amples, flottants, mi-longs, donnant une silhouette féminine, marquant la taille de façon naturelle.

On connaissait la permanente depuis près de dix ans déjà, mais ce n'est que vers la fin des années 40 que s'imposèrent les petites têtes bouclées. La «Vespa» venue d'Italie devint le moyen de locomotion préféré d'une jeunesse qui, au lieu de la valse dansait le be-bop et qui préférait le jazz à Lili-Marleen.
 
Le redémarrage économique, ce souffle nouveau, ouvrit la tendance. Des notes «vertes» telles que Vent Vert de Balmain et des notes Chypre de plus en plus sophistiquées comme celles de Ma Griffe de Carven, Miss Dior de Dior.
 
Femme de Rochas, un parfum d'une extrême féminité aux senteurs chyprées, Fruitées, moussues, fit sensation.

 

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